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LA COMPASSION

PHOTO - LES 4 NOBLES VÉRITÉSLA COMPASSION

La compassion dans les traditions spirituelles a la saveur du jour. Mais que savons-nous au juste sur la compassion? La compassion est une vertu intelligente; c’est-à-dire qu’elle connaît ses limites. Elle sait que si elle interagit avec d’autres vertus elle grandit en noblesse et en efficacité.

La compassion fait parti d’un diamant à quatre faces qui tranche les afflictions qui sont la cause de toutes souffrances. Ce diamant est composé de l’amour, de la compassion, de la joie et de l’équanimité. C’est ce que le bouddhisme appelle les quatre états sublimes.

Observons comment ces quatre états sublimes entrent en relations les uns avec les autres.

L’amour illimité empêche la compassion de sombrer dans la partialité car il la protège des discriminations nées de l’acceptation ou du rejet. Ainsi, l’amour protège la compassion de sombrer soit dans la partialité, soit dans le rejet d’autrui.

L’amour transmet à l’équanimité (détachement, paix profonde, à ne pas confondre avec indifférence) son altruisme, sa nature incommensurable et sa ferveur. Car la ferveur même, transformée et guidée, fait partie de la parfaite équanimité. Elle renforce son pouvoir de pénétration aiguë et de sage pondération.

La compassion empêche l’équanimité de sombrer dans une froide indifférence et de s’isoler avec indolence ou égoïsme.

Tant que l’équanimité n’est pas parfaite, la compassion la presse de s’engager sans répit dans la bataille du monde pour se renforcer face aux épreuves.

La compassion empêche l’amour et la joie altruiste d’oublier que, tandis qu’ils octroient un bonheur temporaire et limité, d’épouvantables souffrances continuent d’exister de par le monde. Elle leurs rappelle que leur bonheur coexiste avec une incommensurable détresse, peut-être même au pas de la porte. Cela rappelle à l’amour et à la joie altruiste qu’il y a plus de souffrances dans le monde que leur capacité à l’atténuer : une fois le soulagement estompé, la tristesse et la douleur surgiront à nouveau jusqu’à ce que la souffrance soit entièrement déracinée. La compassion empêche l’amour et la joie altruiste de s’autosatisfaire d’un bonheur mesquin jalousement protégé. La compassion stimule l’amour et l’oblige à élargir sa sphère d’influence.

La compassion stimule et motive la joie altruiste à rechercher une nouvelle source d’épanouissement. Par conséquent, la compassion  l’aide à s’accroître jusqu’à la pleine maturation.

La joie altruiste empêche la compassion d’être submergée à la vue de la souffrance du monde, de s’y absorber au point de tout oublier. La joie altruiste relâche les tensions de l’esprit, adoucit la douloureuse brûlure du cœur compatissant. La joie altruiste empêche la compassion de sombrer sans raison dans une rumination mélancolique, dans une vaine sensiblerie qui ne fait qu’affaiblir les forces du cœur et de l’esprit. La joie altruiste accroît les capacités de la compassion d’offrir un soutien actif.

La joie altruiste emplit l’équanimité d’une douce sérénité qui adoucit son apparence sévère. C’est le sublime sourire du visage de l’Éveillé, du Bouddha.

L’ouverture du cœur pave la voie à la compassion.

Voilà un modèle parfait d’inter-être. Chacune de ces vertus ou qualités a mis son petit moi de côté pour s’unir à une plus grande force que soi.

Lorsque nous pénétrons cet état d’esprit, nous sommes assurés que nos pensées, nos paroles et actions seront justes.

C’est la grâce que je nous souhaite.

Ananda-Meh

Paix, amour, lumière et harmonie.

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